Disco-vidéographie sélective et comparée d'Ernani. Incontestable chef d'oeuvre de cette période verdienne, surtout quand on respecte la partition dans son intégralité. Je suis toujours très sensible à la méditation du roi sur le tombeau de Charlemagne, l'orchestre sur la 2ème partie de l'air figurant le coeur du roi qui se gonfle d'exaltatation annonce le vent de l'Histoire qui soufflera dans Don Carlos. Ecouter le disque d'extraits de 1930 Pacetti Melandri Vanelli Zambelli, on sera étonné du soin belcantiste en ces années véristes. Toujours profitable d'écouter Callas 1958 et 59, 62 sans cabalette dans la scène d'entrée, tout y est. Jeter une grande oreille à Mitropoulos Met 1956 lui toujours fabuleux (on a allongé la sauce, au-delà de toutes les coupures et réaménagements, avec un ballet au 4). Del Monaco dans ses meilleurs jours (et puis au Met il se surveille), Milanov sur le déclin, Warren somptueux, Siepi grandiose (cabalette abrégée). On ira surtout à la référence Florence 1957, Mitropoulos plus génial que jamais, Del Monaco brillantissime, Cerquetti ébouriffante, la plus grande Elvira, Bastianini vraiment royal, Christoff immense (sans cabalette). Met 1962 Schippers surexcité, Corelli poète, intense, fabuleux, Price vocalises exceptionnellement en règle, superbe, McNeil impeccable, Hines impressionnant (sans cabalette). Met 1965 Schippers idem 2ème référence, Corelli raffine encore, Price encore au mieux, Sereni modèle de beau chant, Siepi (cabalette écourtée) magnifique. Une oreille à Rai 1968 Gavazzeni, Prevedi belle surprise, Caballé au mieux, Glossop acceptable, Christoff superbe (sans cabalette). A partir d'ici la partition est en principe complète. Scala 1969 Votto un peu las, Domingo dans ses plus grands soirs, Kabaivanska intéressante leçon de chant, Meliciani honnête, Ghiaurov immense (avec cabalette). Catane 1972 Gavazzeni, Bergonzi au sommet, Gencer une leçon, Cappuccilli, Raimondi (avec cabalette). Hamburg 1980 Santi, Cossutta toujours impeccable, Bumbry très excitante, Zancanaro pure splendeur, Sotin d'un belcantisme surprenant. 3ème référence Martina Franca 1991 Carella pour la volonté de revenir à un belcantisme plus exact, La Scola scrupuleux à défaut d'exaltant chante l'air et cabalette du 2, Dessi admirable, la meilleure avec Cerquetti, Coni et Pertusi excellents. Il y a même une vidéo (médiocre). On mesure alors que Price fait ça en gros. En vidéo 3 versions : Ronconi/Muti Scala 1982 production esthétisante et froide, lui assez risorgimental, Domingo pas au mieux, Freni proche de l'erreur de casting, Bruson stylé, Ghiaurov usé (sans cabalette, étonnant de Muti !) Samaritani/Levine Met 1983 lui au mieux 4ème référence, Pavarotti des grands jours (il chante le rare air avec cabalette de la fin du 2), Mitchell proche de Price, Milnes brillant mais nasal, Raimondi encore bien. La même production Armiliato Met 2012 Giordani assez soigné, Meade alors très prometteuse, Hvorostovsky magnifique, Furlanetto pas mal.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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