Disco-vidéographie sélective et comparée des Contes d'Hoffmann. Je ne discute pas ici des versions de la partition. Mon choix, qui semble s'imposer depuis 40 ans un peu partout, est Choudens/Oeser, auquel j'ajoute quelques pincées de Kaye. Comme souvent on commence au Met : Abravanel 1937 lui très grande classe, Maison héroïque et tourmenté et Bovy qui réussit les 3 incarnations offent un beau style français, Tibbett impressionnant si un poil excessif. Beecham 1944 toujours passionnant dans ce répertoire, Jobin au zénith, Munsel exquise, Djanel volcanique, Novotna palpitante, Pinza immense, Singher racé, Harrell excellent. Cluytens Paris 1948 référence, Jobin toujours merveilleux, Doria gracieuse, Bovy émouvante, Boué ardente mais pointue, Musy, Bourdin, Pernet et Soix exemplaires. Revoil marquante en Nicklausse, Bourvil très amusant dans une optique cabaret. Une oreille à Schaenen Milan 1954 pour Simoneau surprenant, enflammé, et surtout pour Danco. Malgré tout Cluytens Paris 1964, Gedda impeccable évidemment, D'Angelo bien pâle, Schwarzkopf personne déplacée, Los Angeles un peu tirée mais touchante, Ghiuselev exotique, London un peu épais, Blanc sauve l'honneur, Sénéchal à noter, Nicklausse baryton passons. Une oreille à Sebastian Genève 1966 pour Zeani et Rossi-Lemeni. Une oreille à Maag Colon 1970 pour Konya idéal, Harper magnifique, Mesplé. Baudo Met 1970 lui excellent, Gedda formidable, Grist a de l'abattage, Elias toujours fine, Lorengar superbe, Bacquier fabuleux, notable Von Stade en Nicklausse. Bonynge Genève 1972 et sa curieuse version à base de Choudens/Oeser, Domingo brillant, Sutherland grandiose, Antonia lui va un peu moins bien, Bacquier toujours génial, Cuénod un régal et Charon autre gourmandise. Levine Salzburg 1980 Choudens/Oeser (pour moi la plus satisfaisante), Domingo survolté, Moser passionnante, Van Dam nouvelle référence, Howells, Corazza, Taillon. Difficile de se passer de Kraus : Chicago 1975 et 1982 sont rares mais heureusement on a Londres 1991 Tate Vaduva Jo Howells Morris. Nagano Lyon 1995 version Kaye référence moderne, Alagna à son mieux, Dessay ébouriffante, Jo habile, Vaduva intense et émouvante, Van Dam toujours exceptionnel, Dubosc décevante mais Ragon excellent, Bacquier, Sénéchal. La vidéo a de belles choses à nous offrir : Qu'importe l'anglais le film Powell/Beecham 1950 est absolument incontournable, Rounseville ne manque pas d'atouts, Bond Grandi et Ayars sont très respectables, Dargavel satanique à souhait, Sinclair et Dickie. Chéreau/Périsson Paris 1978 version très spéciale, Riegel extraordinaire de défonce, Chlostawa charmante, Sarroca marquante, Eda Pierre inoubliable, Van Dam, Nicklausse baryton, Bastin, Sénéchal. Ronconi/Almeida Florence 1980 version Oeser, Shicoff au zénith, Auger divine, Fassbaender ravageuse, Malfitano émouvante, Bruscantini subtil si un peu terni. Schlesinger/Prêtre Londres 1981, Domingo, Serra impeccable, Baltsa ardente, Cotrubas merveilleuse, Evans Nimsgern Ghiuselev Lloyd de qualités variables. Visuellement la grande tradition. Un oeil à Schenk/Dutoit Met 1988 autre traditon pour Troyanos, Shicoff, Alexander. Arias/Chailly Milan 1995 version Choudens/Oeser, Shicoff, Dessay, Graves, Gallardo-Domas, Ramey, Mentzer. Un oeil à Carsen/Lopez Cobos Paris 2002 version Choudens/Oeser pour Terfel, Uria-Monzon et Sénéchal.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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