Disco-vidéographie sélective et comparée des Vêpres Siciliennes. 1ère référence Kleiber Florence 1951 lui d'une hauteur de vue exceptionnelle, Callas une fois de plus marque le rôle à jamais, Kokolios après un début un peu raide très attachant, Mascherini pas tout à fait aussi admirable qu'on le voudrait, Christoff immense. Gavazzeni Scala 1970 classique et digne, Scotto belcantiste accomplie qu'on retrouvera mieux bientôt, G.Raimondi solide mais peu subtil, Cappuccilli idem, R.Raimondi dans son meilleur Procida. 2ème référence Levine Londres 1973 flamboyant et pour la 1ère fois partition intégrale avec ballet, Arroyo très scrupuleuse mais pas incendiaire, Domingo au sommet (le studio lui permet même de donner la Sicilienne avec contre-ré qu'il ne fera jamais en scène), Milnes superbe mais un peu univoque, Raimondi en retrait. Levine Met 1974 3 soirées : la 1ère Caballé à son mieux, Gedda assez étonnant, Milnes, Diaz séduisant. 2ème Deutekom toujours spéciale mais très à sa place ici, Domingo, Milnes, Plishka. 3ème Scotto considérable, Domingo, Milnes, Plishka. Santi Paris 1974, Deutekom, Bonisolli ébouriffant, Glossop correct, Raimondi requinqué. 3ème référence (malgré des réserves) Muti Florence 1978 intégral, lui parfois excessif dans ses options, Scotto au firmament, Luchetti se bat vaillamment, un peu dépassé, Bruson somptueux, Raimondi à nouvau très inégal. Mackerras San Francisco 1993 avec un bout du ballet, lui toujours remarquable, Vaness magnifique, Merritt un peu mieux qu'avec Muti (on va y venir), Noble très respectable, Morris assez adéquat. Enfin 2 versions en français : Quasi référence Conlon Paris 2003 très bien construit, Miricioiu miraculeuse (avec un étonnant Casanova aussi Amsterdam 2002), Giordani dans ses meilleurs jours, Michaels Moore soigné, Furlanetto lui aussi dans un bon jour. Gatti Rome 2019 très équilibré, Mantegna très fine musicienne, Osborn étonnant, à bien des égards mieux que Merritt, Frontali impeccable si un peu appauvri de timbre, Pertusi somptueux. Le chapitre vidéo est court : Ronconi/Chailly Bologne 1986. Le metteur en scène s'offre une vision à l'ancienne, somptueuse carte postale mais sans vie. Chailly est là pour faire vivre magnifiquement tout cela. Dunn météorique ici à son sommet, Luchetti plus à l'aise qu'avec Muti, Nucci dans ses bons soirs, Giaiotti sur la fin mais encore très beau. Pizzi/Muti Scala 1989. Un Verdi risorgimental (on pense un peu au Guépard) mais aussi peu vivant. Muti inégal, Studer scrupuleuse mais peu convaincante, Merritt à côté de la plaque, Zancanaro domine de très haut la soirée, Furlanetto médiocre.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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