Disco-vidéographie sélective et comparée d'Elektra. La quasi intégrale Rodzinsky Pauly New York 1937 est fondamentale : chatte blessée qui parait d'abord vocalement légère, Pauly est simplement géniale de volonté têtue. Beecham Londres 1947 indispensable aussi : des trouvailles qui n'appartiennent qu'à lui, Schlüter dans son meilleur rôle, concentrée et forte avec des failles, Welitch personnelle comme toujours mais enivrante, Höngen immense, Schöffler aussi (on va les retrouver), Widdop pas caricatural. Reiner Met 1952 : profond et psychanalytique, Varnay au sommet dans un rôle qu'elle a marqué pour toujours, Wegner délicieuse, Höngen et Schöffler toujours définitifs, Svanholm tyran inquiet. Kraus Cologne 1953 impeccable, Varnay toujours géniale, Rysanek laisse déjà une trace profonde, Fischer passionnante et subtile, moins monstrueuse que d'autres, Hotter une unique fois à se mettre à genoux, Melchert finement composé. Böhm Vienne 1953 installe son approche néo-classique, Goltz farouche et amère, Zadek attachante, Klose monstrueuse et autoritaire à souhait, Schöffler et Lorenz fabuleux. Böhm Munich 1955 : Goltz plus dure encore, Rysanek radieuse, Madeira terrible monstre, Uhde exceptionnel d'empathie, Klarwein de la catégorie des Hérode, comme Melchert, très défendable. Reiner Chicago 1956 extraits (hélas) mais d'une qualité sonore exceptionnelle : lui d'une violence rutilante inouïe, Borkh nouvelle référence, jeune et sauvage, Schöffler toujours. Mitropoulos Salzburg 1957, ses cataclysmes mythologiques, Borkh plus insensée encore live, Della Casa innocente et divine, Madeira chargée mais prodigieuse, Böhme frise l'erreur de casting, Lorenz dément. Kempe Londres 1958 nuancé et subtil, Lammers claire et géniale, un peu dans le sillage de Pauly, Milinkovic méchante mais digne, Kraus superbe, Evans excellent. Böhm Dresde 1960 est aujourd'hui devenu moins indispensable : Borkh Schech Madeira Fischer Dieskau Uhl. Il faut écouter Grob Prandl Graz 1963 somptueuse et d'une simplicité surprenante, Karajan Salzburg 1964, son bain sonore freudien, Varnay et le poids toujours génial des mots, Mödl souveraine rompue mais encore combattante, Wächter jeune et bouleversant, King reître satisfait. Böhm Vienne 1965 : Nilsson immense, force brute, Rysanek exaltée, Resnik nouvelle ruine référentielle, Wächter, Windgassen génialement faisandé. Solti Vienne 1967 équilibré, intéressant : Nilsson, Collier attachante, Resnik toujours fabuleuse, Krause magnifique, Stolze expressionniste. Maazel Cleveland 1974 très inspiré : Schröder Feinen à son zénith, stupéfiante de facilité et d'entêtement, belle Knie, Varnay aussi inoubliable en mère qu'en fille, Van Dam rare, noble et touchant, Riegel parfait intermédiaire entre le helden et le Mime. Böhm Paris 1975 : Nilsson plus fouillée (1 ou 2 petits soucis de justesse), Rysanek plus échauffée que jamais, Varnay décadence sublime, Sotin mâle et somptueux, Lewis très subtil. Kleiber Londres 1977 une tornade (le plus rapide aussi !) : Nilsson en forme exceptionnelle, Jones généreuse de son, Szirmay ruine étudiée mais encore digne, Mc Intyre très chaleureux, Craig roule bien des mécaniques. On peut s'intéresser à Perick Paris 1984 (Vinzing à son plus acceptable), Barenboim Berlin 1995 pour Polaski et malgré Meier, Dohnanyi Paris 2005 Polaski Westbröck Palmer Brück Hadley. La vidéo va combler quelques manques : Hess/Ludwig Hamburg 1968 Kuchta Bjoner Resnik qu'il faut absolument voir Sotin tout jeune Melchert. Graf/Levine Met 1980 Nilsson étonne encore Rysanek insensée Dunn Mc Intyre Nagy. Friedrich/Böhm Vienne 1981 Rysanek une fois, contestable mais passionnante, Ligendza radieuse, Varnay chargée mais immense, Fischer Dieskau Beirer. Kupfer/Abbado Vienne 1989 classique, assez proche de Böhm finalement, Marton déchainée comme rarement, Studer exquise, Fassbaender comme toujours géniale, Grundheber, King. Auvray/Janowski Orange 1991 Jones des grands soirs, Connell à son mieux, Rysanek reine déchue mais battante, Estes, King. On peut s'intéresser à Chéreau/Salonen Aix 2013 pour le chef et pour Herlitzius. Aujourd'hui nous avons Petrenko, incontournable.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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