Disco-vidéographie sélective et comparée de Fidelio. Commencer par écouter ce qui reste de Lotte Lehmann à Salzburg 1936 avec Toscanini. En 1937 au Colon, malgré un son moyen, Erich Kleiber aux tempi assez vifs captive comme toujours. Anny Konetzni dans ses grandes années à la fois brûlante et noble, Pataky poète lyrique, Berglund noir, Gutmann. Walter Met 1941 référence historique à maints titres ! Flagstad embrasse le monde, Maison souffrant et combattif, Huehn violent, Kipnis tellement humain, Farell charmante, Laufkötter et le ministre très impliqué de Janssen. Furtwängler Salzburg 1950 immense, autre monument. Flagstad plus émue encore et plus vaste si c'est possible, Patzak poignant sort du "Monde d'hier", Schöffler génial réussit à complexifier le personnage, Greindl humain accablé, Schwarzkopf admirablement composée, Dermota attachant. Furtwängler Vienne 1953 pose pour l'éternité. Mödl incandescente, Windgassen loser lyrique, Edelmann pas idéal, Frick simple et évident, Jurinac divine, Schock. Böhm Vienne 1955 rouvre le Staatsoper dans l'effervescence. Mödl encore plus casse-cou, Dermota miraculeux renoue avec un certain passé, Schöffler toujours impressionnant, Weber bonhomme dépassé par les évènements, Seefried un délice, Kmentt superbe. Une oreille éventuellement à Leitner Paris 1955 (production de Wieland Wagner où il emprunte à Léonore et où il osait faire sortir les prisonniers en pyjamas rayés des camps !) pour Brouwenstijn brûlante et féminine, Windgassen, Neidlinger glaçant, Von Rohr. Fricsay Munich 1957 nouvelle référence. Rysanek fougueuse brise le coeur, Haefliger loser très attachant dans ce qu'il aurait eu du mal à faire sur scène, Fischer Dieskau effrayant tyran, Frick, Seefried. Böhm Met 1960 modèle d'équilibre, Nilsson à son mieux (ce ne sera pas toujours le cas dans ce rôle), Vickers magnifique et spontané, Uhde terrifiant, Czerwenka bonhomme. Klemperer live 1961 et studio 1962 encore des références : lui immense fouille incroyablement la partition. Jurinac sublime mélange de détermination et de fragilité, Ludwig ardente et combattive, Vickers à l'apogée, Hotter despote inquiétant, Berry plus feutré mais non moins inquiétant, Frick, Hallstein (ses dialogues dits par Schwarzkopf), Unger excellent. Une oreille pour Ansermet Genève 1963 pour lui bien sûr et pour Borkh bête de scène toujours captivante, Beirer lyrique et combattif, Neidlinger, Greindl. Encore une oreille pour 2 versions avec Crespin incontournable: Chicago 1963 Rieger (très bon chef) Feiersinger attachant, Christoff étonnant, Wildermann. Londres 1964 Del Mar, Pribyl à découvrir, Robinson, Langdon. Bernstein Vienne 1970, Jones à son mieux, King nouvelle référence après Vickers, Adam autoritaire et glaçant, Crass très humain, Popp divine. Une oreille pour Schröder-Feinen Düsseldorf 1971 avec Kozub (tous les 2 magnifiques) Wimberger Meven, dir. Wich. Böhm Munich 1978 avec Behrens fabuleuse, King, Mc Intyre, Moll, Popp et Met 1978 Behrens encore, King, Nimsgern, Moll, Auger. En passant à la vidéo on va retrouver quelques grands noms. Sellner/Rother Berlin 1963 Ludwig (sur scène !) King Berry Greindl (live audio dirigé par Böhm au Japon en 63, encore une grande soirée). Sellner/Böhm Berlin 1970 Jones King Neidlinger Greindl. Wopmann/Mehta Orange 1977 Janowitz surprenante, se défonçant comme elle ne le fera pas à Vienne, Vickers plus composé, Adam, Wildermann. Schenk/Bernstein Vienne 1978 Janowitz, Kollo des bons jours, Sotin étonnant, Jungwirth, Popp. Flimm/Levine Met 2000 Mattila superbe, Heppner référence moderne, Struckmann inquiétant, Pape coeur d'or.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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