Disco-vidéographie sélective et comparée de Tristan und Isolde. Tout ce qu'on trouvera de Leider est à écouter. Il faut écouter Elmendorff Bayreuth 1928. Lui toujours un grand, Larsen-Todsen immense, inépuisable, fixe un standard que Flagstad égalera sans le dépasser. Graarud très poète illustre ce qu'étaient les helden avant Melchior. Helm sopranisante très moderne, Bockelmann pilier de noblesse, Andresen une tour de solidité. Beecham Londres 1937 résume tous les live Flagstad/Melchior. Il est le génie qu'on connait et le couple est avec lui au firmament. 2 versions du 2ème acte permettent de comparer 2 légendes : Klose et Branzell mais aussi Schöffler et Janssen. Splendide roi de Nilsson. Kleiber Colon 1938 évidemment passionnant. Anny Konetzni jeune, lyrique mais aussi stupéfiante de force, Lorenz vocalement enivré et enivrant; Branzell déchainée, Janssen à se mettre à genoux, List immense. De Furtwängler il faut tout connaitre : les extraits Vienne 1941/43 avec Konetzni et Lorenz mais surtout les actes 2 et 3 Berlin 1947 avec Schlüter et un fabuleux Suthaus (ce 3ème acte !), Klose Prohaska Frick. Knappertsbusch Munich 1950 personnel et génial (ces basses qui ne sont qu'à lui), Braun lyrique et faussement légère, Treptow un peu inégal mais très engagé, Klose, Schöffler, Frantz. Furtwängler Studio 1952 (le plus lent de la discographie) théâtre peut-être un peu absent mais on est dans un autre monde. Flagstad assez différente d'avant guerre est mythique, Suthaus moins survolté qu'en 47 mais toujours phénoménal, Thebom très musicale, Fischer Dieskau brûlant Greindl philosophe. Karajan Bayreuth 1952 un des plus grands soirs de sa carrière et de celle de Tristan. Mödl est Frau Minne par excellence, Vinay torche vivante, Malaniuk loyale, Hotter immense, plus qu'humain, Weber paternel. Jochum Bayreuth 1953 passionnante alternative. Varnay dramatiquement peut-être l'Isolde la plus complète, Vinay toujours fabuleux barytonne un peu plus, Neidlinger guerrier tendre. Sebastian Paris 1953 grand style classique. Grob-Prandl somptueuse renoue un peu avec Konetzni, Lorenz toujours incendié a de bien beaux restes (tous deux sont plus audibles ici que dans Sabata Scala 1951), Milinkovic est exemplaire, Neidlinger, Weber. Böhm Bayreuth 1966 (on a toutes les années) est une forme de synthèse et de perfection. Nilsson à son point d'équilibre (et merci Wieland), Windgassen pareil, Ludwig inoubliable, Wächter terriblement attachant, Talvela jeune roi à l'émotion contenue. Böhm Vienne 1967 se surpasse encore. Nilsson plus impériale que jamais, Thomas tenu et très attachant, Hesse superbe, Wiener, Talvela. Solti Londres 1971 à son meilleur. Nilsson, Thomas plus affirmé, Veasey admirable, Mc Intyre magnifique, Ward trop méconnu superbe. Karajan Studio 1972 assez différent de 20 ans avant. Dernesch très lyrique est touchante, Vickers passionnant (il sera plus spontané à Orange), Ludwig a approfondi, Berry très humain, Ridderbusch somptueux. Kleiber Bayreuth 1976 sublime, la référence moderne. Ligendza marie comme peu lyrisme et héroïsme, Wenkoff est le dernier grand Tristan (avec Jerusalem), Minton est la musique même, Mc Intyre d'une folle générosité, Ridderbusch immense. Sawallisch Munich 1980. Behrens nouvelle référence, Wenkoff toujours au mieux, Minton, Nimsgern très attachant, Moll sublime. Kleiber Studio 1982 une somme. Price surprenante et merveilleuse de lyrisme et de noblesse, Kollo bien aidé par les techniciens finit par convaincre malgré tout, Fassbaender évidemment anthologique, Fischer Dieskau un peu grisonné mais superlatif, Moll. Barenboim Studio 1994 dans ses meilleurs jours. Meier un peu spéciale mais passionnante, Jerusalem admirable, Lipovsek splendide, Struckmann excellent, Salminen considérable. Passons à la vidéo : Wagner/Boulez Osaka 1967 pas tant pour le chef que pour le génie de Wieland. Nilsson et Windgassen (lui surtout) gagnent bien sûr à être vus, Töpper, Andersson et un prodigieux Hotter. Mérite le détour : Benedek/Vandernoot Bruxelles 1968. Il s'agit d'un vrai film. Van Quaille belle et classique, Heater très intéressant, Greindl. Lehnhoff/Böhm Orange 1973 mémorable. Nilsson pour l'éternité, Vickers à son plus grand, Hesse magnifique, Berry, Rundgren. Ponnelle/Barenboim Bayreuth 1983. Joanna Meier lyrique, Kollo malgré tout, Schwarz très attachante, Becht, Salminen. Hampe/Janowski Paris 1985. Pour l'Isolde de Jones dans ses meilleurs soirs, Johns plus que respectable, Meier sublime dans son vrai emploi, Nimsgern, Vogel.
Disco-vidéographie sélective et comparée de La Damnation de Faust. Incontournable la large sélection (1h20) de Coppola en 1931, De Trevi grand format mais lyrique aussi, Panzera modèle d'élégance, Berthon un peu datée mais touchante. ...
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